SAINT-LAURENT-BRETAGNE
Le territoire communal comprend 1.059 hectares, sur un plateau délimité par le Grand-Lées à l'est, et le Gabas à l'ouest, découpé en larges parcelles cultivées en maïs. On dénombrait, en 1968, 53 exploitations agricoles pour 297 habitants.
Les communes de Saint-Laurent et de Bretagne, longtemps séparées, furent réunies en 1842...
En 1385, Saint-Laurent comptait 7 « oustaous » et Bretagne 6.
La seigneurie de Saint-Laurent appartenait aux barons de Gerderest.
Bretagne possédait une abbaye-laïque et une seigneurie, appartenant aux seigneurs de Gabaston jusqu'à leur vente en 1592 aux Lamarque, puis passa par héritage aux Latapie en 1620, puis aux Marque qui la gardèrent jusqu'à la Révolution.
Des vestiges de château sont portés sur la carte de Cassini, ainsi que le moulin banal en 1674 et disparu depuis.
Eglise Saint-Laurent : Annexe de Gabaston, restaurée en 1899, le clocher porte la date de 1935. Elle ne présente pas d'intérêt architectural.Rien dans l'église n'est antérieur au XVIlle siècle.
Eglise Saint-Pierre: de Bretagne, annexe de Gabaston, elle a été reconstruite en 1935. Pas d'intérêt architectural non plus.A l'intérieur de la nef, se trouve une dalle funéraire en marbre, elle date de 1650 et recouvre la sépulture de la famille Latapie. On y distingue l'écu des armes des Latapie, seigneurs et abbés laïques, et que l'on peut lire ainsi : « Écartelé, en 1 et 4 au Lion rampant, et en 2 et 3 aux trois poissons rangés en Pal » Un tableau (en 1968) représente le Christ et Simon de Cyrène, il est de la fin du XVIlle, c'est une copie attribuée à un élève du Titien, dont l'original est exposé au musée du Prado.
Maison ancienne: « Castagn » demeure actuellement ferme. On peut penser qu il s'agit là d'une maison noble. Le logis peut être daté du XVIe.
La porte d'entrée en arc brisé porte sur le linteau la date de sa restauration 1746 . Bâtiments et dépendances remaniés ou récents.
Ensemble fortifié vestiges : SaintLaurent-Mouton. Au sommet du plateau, à la source d'un affluent du Grand-Lées, existait (1968) un site, dégradé par un chemin et des remblais. On pouvait toutefois y distinguer un tertre élevé de 5 à 6 mètres, de plan grossièrement triangulaire à la base, et, coupé du promontoire par un profond fossé, se situe au sud une éventuelle basse-cour...