BARINQUE
 
Situé sur un plateau l'alluvions, le territoire communal compte 900 hectares, il est échancré par la vallée de la Souye, et limité à l'ouest par le Luy de France. Versants abrupts sur les coteaux couverts de bois. Le village regroupait quatre ou cinq fermes autour de l'église et de la mairie sur les bords du plateau; les autres (61 exploitations répertoriées en 1968) sont dispersées sur tout le territoire communal.
 
Barinque comptait 15 feux (foyers) en 1385. La seigneurie de Barinque était partagée en deux parties : la première partie appartenait aux « abbés-laïques » de la famille Billère-Labarthe, elle fut vendue en 1358 aux Lafargue... La deuxième partie appartenait aux Castaing de Simacourbe puis, par mariage, elle passa aux Tarride. Cette deuxième partie fut rachetée en 1751 par les Billère-Labarthe, qui donnèrent la seigneurie entière à Louis de Belsunce, chanoine dans le diocèse de Marseille.
 
Mais auparavant, l'abbaye-laïque de Barinque fut ennoblie en 1510 en faveur de Johannot de Navailles, et les Billère conservèrent le titre jusqu'à la Révolution.
 
Avant cette date, Charles de Billère dénombra l'abbaye-laïque, à la maison Labadie. Cette maison abbatiale comprenait également : granges et métairie noble de Saint-Martin, ainsi que le moulin de Fondaguère (porté sur la carte de Cassini) et vendu en 1794 comme bien national...
 
Il y avait sur le territoire de la commune une fontaine miraculeuse appelée « La Houn dé sen Yan », ainsi que le "Glisia" de Saint-Martin, où furent découverts mosaïques et ossements...Eglise Saint-Barthélémy: Edifice datant du XIIe siècle. Adjonction du bas-côté nord vers 1570, celui du sud, plus récent, date de 1779, il est contemporain de la porte d'entrée. Ce bas-côté est l'œuvre de Jean Larouturou de Baliracq. Tous deux furent restaurés en 1842 par Jacques Mingenette, charpentier maçon à Barinque. La chapelle de la Vierge fut réparée et " embellie " en 1848 par Bellocq de Navailles. En 1863, Incams de Morlaàs exécuta les peintures. La dernière restauration importante date de 1968.Les verrières :
 
Celle du choeur représente saint Jean l'Evangéliste. Elle est signée et datée : Jules Mauméjean 1873.
 
Les quatre des bas-côtés : sainte Anne et la Vierge, le Sacré-Cœur de Marie, saint Joseph et saint Barthélemy (en habit d'évêque, portant une maquette d'église), sont signées Antoine Montaut, et sont de même époque.L'autel est en bois peint et doré date de la fin du XVIIIe siècle; au-dessus de l'autel, un tableau représente le martyre de saint Barthélemy . Un bénitier, encastré à gauche de la porte d'entrée présente des chapiteaux géminés, il est en marbre gris et date du XIIIe siècle et proviendrait en réemploi de la destruction du cloître du couvent des Cordeliers de Morlaàs après les ravages provoqués par les guerres de Religion...
 
Yan dé Mourlas
AccueilEglisesLa communautéHistoriqueLes jeunesSacrementsCatéchismeMouvementsHorairesFormationServicesLiens 
   Paroisse Ste Foy en Béarn-Morlaàs