ABÈRE
 
Dotée d' une superficie de 581 hectares, elle occupe une croupe allongée nord-sud, découpée par les vallées des deux Lèes. L'habitat comprenait 27 exploitations repérées en 1968. Il est relativement groupé autour de son centre, sans pour autant former un village structuré; maïs et pâturages occupent l'essentiel du terroir avec des bois sur le versant le plus abrupt du coteau
 
A la fin du Xe siècle, Gratien de Navailles renonçait, en faveur de l'évêque de Lescar, à ses droits sur le village, réclamés par le seigneur de Miossens qui consentit à les lui abandonner contre 100 mesures de froment et 200 pintes de vin.
 
La communauté d'Oère (Abère) comptait, en 1385, 6 « oustaous » dont celui de Boson d'Abadie vraisemblablement abbé laïque du lieu. En 1549, Abère comptait 12 feux. En 1560, l'abbé laïque était Gassiot de Labat, remplacé en 1587 par Peyre d'Abadie.
 
La seigneurie appartenait en 1538 à Bernard seigneur d'Abère, elle passa ensuite à Jehanot de Cauna, tué en 1569 devant Navarrenx et dont les biens furent saisis, ensuite passa à Jehan de Laplace, puis à Timothée de Béarn, un cousin de Fébus, et resta dans cette famille pour laquelle elle fut érigée en baronnie en 1672 puis par mariage elle échut aux Bordenave d'Abère qui la conservèrent jusqu'au XIXe siècle et qui furent les derniers barons d'Abère.
 
De la seigneurie dépendait un moulin, un four et un pressoir banal ainsi qu'une tuilerie mentionnée en 1674, portée sur la carte de Cassini et sur le cadastre au lieu-dit : « La Teùlère ».
 
L'église Saint Jean Baptiste. Elle date du Xle et du XlIe siècles. Un projet de reconstruction fut déposé en 1868, mais pour des raisons d'économie, on se contenta d'une restauration : murs surélevés, charpente et sol refaits, bas-côté rajouté au sud prolongeant la sacristie existante. Ces travaux furent exécutés en 1883.
 
La verrière du choeur représentant saint Jean-Baptiste, signée Dagrant, est datée de 1885.
 
Les quatre verrières des bas-côtés représentent les quatre évangélistes et signés Arcencam sont datés de 1920.
 
Les fonts baptismaux (bas-côté sud), d'une hauteur de 80 cm, sont en grès, avec décor sculpté en relief, et paraissent provenir de l'église Sainte-Foy de Morlaàs.
 
L'autel date de 1760-1790, le tabernacle plus ancien paraît dater des années 1660 1680, il est en noyer peint et doré, décor taillé dans la masse restauré en 1869 et représentant deux anges porteurs des instruments de la Passion.
 
L'autel était orné, à l'inventaire de 1968, de quatre chandeliers en bois doré et datant des années 1730.
 
Le château : son relatif éloignement de l'église laisse penser qu'il s'agit bien là du château seigneurial et non de l'abbaye laïque.
 
En 1674, le château, possession de Théophile de Béarn, était dénombré : maison seigneuriale d'Abère avec basse-cour et grange, le tout environné de fossés, jardin, pigeonnier, verger, fruitier, terres et tous droits en dépendant, parmi lesquels figurait la corvée pour l'entretien des fossés du château.
 
Les maçonneries du corps de bâtiment principal doivent remonter au XVIe siècle (1560 à 1590). On retrouve la moulure encore " gothique " d'une baie dans le comble de l'appentis.
 
Remanié par les Bordenave d'Abère au XVIlle siècle. Les dates 1747 (au-dessus de la porte) et 1732 (escalier) donnent vraisemblablement la date des aménagements intérieurs.
 
Le logis occupe le centre d'une vaste cour délimitée par un muret et des fossés avec un portail au sud....
 
Yan dé Mourlas.
AccueilEglisesLa communautéHistoriqueLes jeunesSacrementsCatéchismeMouvementsHorairesFormationServicesLiens 
   Paroisse Ste Foy en Béarn-Morlaàs