MORLAÀS             
 
Territoire communal de 1.315 hectares divisé en deux portions d'inégale importance. Au sud, la vallée du Luy de Béarn et les landes du Pont-Long, terre d'alluvions, autrefois marécageuse, servant de parcours de transhumance et appartenant au syndicat de la vallée d'Ossau, de plus en plus colonisée par l'accroissement de la ville de Pau, surtout le long de la route nationale. Au bas de pentes boisées et escarpées, la commanderie de Berlanne et quelques maisons se sont installées sur des terres plus saines.
 
Au nord, la plus grande partie de la commune occupe un plateau d'alluvions anciens, descendant en pente douce jusqu'à la vallée du Luy de France avec au centre un replat bien arrosé par de nombreux ruisseaux, et qui forme l'agglomération de Morlaàs.
 
Une très ancienne voie de communication  la via Césarée , comme l'appelèrent les Romains (bien qu'elle semble avoir été antérieure à leur occupation), traverse de part en part la commune et la ville de Morlaàs, menant le voyageur de l'époque d'Auch et au-delà vers Lescar et bien plus loin.
 
Elle est une des routes centrales qui formaient le faisceau des chemins Jacquaires, et qu'on appelait " La Route d'Arles " qui menait de la Provence à Saint-Jacques-de-Compostelle en passant par le Somport.
 
Malgré les recherches des historiens du Béarn et en l'absence de fouilles sérieuses, les origines de Morlaàs restent bien incertaines... Un chapiteau de la fin de l'époque gallo-romaine (IVe au VIIe siècles) et trouvé dans une cour de la ville est le seul vestige antique repéré sur le territoire de la commune, car Morlaàs ne semble pas s'être trouvé à cette époque sur une zone particulièrement peuplée.
 
M. Marca nous dit : « La cité de Bénéharnum (Lescar) ayant été ruinée et détruite par les Normands en l'an 848 ou environ, les Seigneurs de Béarn transportèrent toutes les dignités séculaires de l'ancienne cité, en un lieu appelé Morlaàs, plus aisé à défendre parce que situé sur les hauteurs dominant la plaine marécageuse du pont-long.
 
D'après P. Tucoo-Chala, le départ de Lescar de l'un des comtes Centulle vers l'an 1050 et son installation à Morlaàs s 'expliquerait par le désir du Seigneur de Béarn, comme à Auch ou à Tarbes, « de ne pas résister dans le même lieu qu'un évêque avec lequel pouvaient se poser de graves questions de préséance ».
 
Au Xllle siècle, la population avait été évaluée à " 220 âmes ou environ ". En 1968, elle était de 1.478 habitants et aujourd'hui, elle s'élève à plus de 3.500 habitants; 3658 habitants en 1999.
 
Nous avons déjà vu ensemble les principaux faits qui ont émaillé la vie de Morlaàs durant l'époque médiévale, c'est donc ici que j'arrête aujourd'hui ma causerie sur notre cité.
 
Yan dé MOURLAS.
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   Paroisse Ste Foy en Béarn-Morlaàs